Pour certains, comme moi, la confiance en soi est loin d’être innée. Elle est à apprendre. Et ce peut être un long cheminement…

Pour ma part, je crois avoir eu des phases. J’ai le souvenir d’une ado plutôt confiante au collège, sans peur de l’avenir, sans stress concernant les devoirs et fonçant tête baissée vers à peu près tout, notamment en m’exposant devant un grand public (non pas sans stress tout de même, mais qui ne me mangeait pas entièrement).

C’est durant ma dernière année de lycée que le stress a commencé à me ronger, totalement dû à un manque de confiance en ma personne. Je développais systématiquement une cystite avant les examens, qui s’accompagnaient de douleurs dans l’estomac et de soucis digestifs.

J’ai alors commencé ce cheminement vers ma confiance. Et la prise fut parfois rude, il peut d’ailleurs arriver qu’elle le soit encore.

Pour aller vers mon objectif « je me fais confiance », j’ai ressenti le besoin d’être accompagnée. Je me suis d’abord penchée sur moi avec l’haptonomie, durant ma première année de fac. Les séances m’ont beaucoup apporté sur moi-même, et surtout, les crises de cystite avant les exams ont été stoppées. C’était déjà un bon point ! Je n’en ai plus eu depuis des années, et quel soulagement (parce que ce n’est vraiment pas la joie ce type d’infection).

J’ai mis cela de côté. Mais me restait encore des « complexes d’infériorité », ces moments où tout le monde est mieux que soi, où tous leurs faits sont meilleurs que les siens. J’ai eu la chance de découvrir assez jeune l’énergétique, ayant passé mon premier degré en troisième année de licence, suivant à la fois une thérapie d’hypnose quantique. Et d’avoir de formidables amies qui savaient me rappeler au quotidien que je pouvais avoir confiance en moi, que j’étais chouette… Parce que dans ma tête, ce n’était vraiment pas toujours le cas !

J’ai avancé avec ça, je suis rentrée en moi, dans mes profondeurs les plus sombres. Cette exploration sur la durée a beaucoup participé à me faire prendre confiance en moi et en mes capacités. Je me suis réellement confrontée à ce manque de confiance, à cette peur d’être nulle, à tous ces complexes.

Ça a été un gros travail pour moi l’année passée, ce manque de confiance a beaucoup ressurgi dans mon travail, mes relations… Et finalement, ça a été gagnant. J’ai eu des passages plus ou moins rudes à gérer face à ça, mais j’ai réussi à avoir assez confiance en moi pour, en vrac : demander mon amoureux en mariage, décider que j’étais vraiment faite pour mon job, me sentir prête pour la transmission, aller vers les autres pour développer de nouvelles relations, quitter mon emploi fixe pour aller vers l’indépendance de ma petite entreprise, décider enfin de sortir de mon cocon pour montrer au monde que j’existe… Ce n’est pas rien tout ça !

Tout dernièrement en ce début d’année, j’ai été confrontée de nouveau à mon manque de confiance, ça a été un épisode éclair de régression pour moi. J’ai voulu communiquer sur mon activité en utilisant la publication sponsorisée sur les réseaux. Et j’ai été heurtée à un commentaire désobligeant d’une personne qui ne me connaissait absolument pas (qui traitait mon travail de « bullshit », pas très agréable vous en conviendrez). J’ai immédiatement pensé : « quoi ? mon travail est nul ? je suis nulle ? je vais me cacher sous un plaid ! » et j’ai supprimé la sponsorisation, pour éviter d’être de nouveau confrontée à ce type de commentaire désobligeant (et tellement jugeant). Je me suis rendue compte qu’autant j’appréciais la critique constructive, car j’aime cette idée d’être en perpétuel mouvement, en constante évolution vers ce qu’il y a de mieux pour moi et pour les autres, autant je supportais mal le jugement.

La semaine suivante j’ai bénéficié d’un rendez-vous découverte avec une coach, à qui j’avais prévu de demander ce que je pouvais mettre en œuvre pour que les gens sachent que l’Être en Soi.n existe. Puis finalement, avant d’entamer la conversation, je me suis dit que j’avais déjà pas mal de clés pour ça, et c’est alors cet événement qui est ressorti. Pas de hasard. Elle m’a beaucoup aidé à aller fouiner en moi pour voir d’où cela pouvait bien venir, et par la visualisation j’ai su reconnaître cette blessure encore en moi, à un degré moins important qu’auparavant, mais toujours là. Cet évènement l’avait fait ressurgir, vous savez, cette blessure du « tu ne vaux pas grand-chose ma pauvre fille ». J’ai identifié ce boulet, et j’ai capté que je pouvais facilement le réduire grâce à ma lumière intérieure, ce grand soleil qui me fait rayonner pour moi et face au monde. Et tout ce travail-là, depuis des années, prenait tout son sens : ma confiance actuelle, mon propre rayonnement, pouvait bien réduire à néant ce boulet ! Il en reste encore des résidus, mais un jour eux aussi disparaîtront…

A partir du moment où je m’accepte et je m’aime inconditionnellement, j’ai confiance en qui je suis et en ce que je fais.

Si ce partage d’expérience vous parle, et que vous manquez cruellement de confiance en vous, voilà ce que j’aimerais vous dire : il n’y a pas de voie toute tracée pour aller vers cette confiance. Sachez qu’il n’y a pas non plus de solution miracle pour l’avoir en un claquement de doigts. J’ai nommé cet article « prendre confiance en soi », parce qu’on la prend pas à pas, chaque chose en son temps… On peut y accéder en se faisant accompagner, par ses proches, par des thérapies, en allant la chercher tout au fond de soi. Cela peut être plus ou moins long selon le degré du manque, mais on y arrive, petit à petit, et chaque pas peut paraître un grand pas quand on se remémore d’où nous partons.

Prenez bien soin de votre confiance en vous, elle est précieuse pour avancer plus sereinement dans la vie… Et, plus généralement, prenez bien soin de vous !

Avec amour, bienveillance et plein de confiance.